La droite remet en cause la parité défendue historiquement par les socialistes.
La période de campagne pour les régionales 2010, n’est pas sans faire écho à la Réforme Territoriale
Le projet de loi relatif à l’élection des conseillers territoriaux annonce un véritable retour en arrière !
En effet ce mode de scrutin n’est pas prévu pour favoriser la répartition égalitaire entre hommes et femmes: en clair moins de femmes élues !
Le mode de scrutin pour les conseillers territoriaux, sans contrainte paritaire, favoriserait les hommes. En effet, d’après les projections faites en tenant compte des précédentes élections, il y aurait 19,3% de femmes élues pour 80,7% d’hommes élus. Cette mesure est en opposition à notre Constitution: « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives »
A contrario, l’ exemple en 2004 du scrutin de listes dites chabadabada , a permis l’élection de 47,6% de femmes.
Ceci mis à part la volonté de l’UMP de tenter de récupérer des Régions ! Mis à part la casse des Institutions !
Femmes et couches-culottes :
Une autre manière de reléguer les femmes à la tétée, aux fourneaux et aux couches lavables !
Pour preuve la réaction épidermique provoquée par la sortie du dernier ouvrage d’Elisabeth Badinte qui aborde entre autre :« Le retour au Naturalisme, la culpabilisation des mères. ». La Toile se déchaîne notamment avec des adeptes pro-allaitement, qui n’est pas sans nous rappeler un groupuscule de tendance « catho conservatrice »…de droite !
Culpabilisons les femmes : il faut prolonger la durée de l’allaitement bien au-delà de la période du maternage !
L’extrémisme idéologique agitant les couches lavables et jetant les biberons n’est pas sans faire sourire et en même temps pester !
Elles prônent aussi l’arrêt du travail des femmes, pourquoi concilier famille/boulot/couple si on peut faire fourneaux/marmots !
Après une ancienne Garde des Sceaux qui, par son attitude remettait en cause le congé parental, il y a un an, en pleine manifestation de soutien au Mouvement du Planning Familial qui risquait de se retrouver fragilisé par les mesures du gouvernement, c’est cette année au tour d’ une ministre qui adore surfer sur Twitter et qui renvoie par son site à des écrits de groupies passéistes fleurant bon avec l’émergence d’un courant écolo-radical de droite !
Une femme n’est pas qu’une mère ! Que diraient les frondeuses, les suffragettes, les femmes ouvrières qui se sont battues …Chaque jour des femmes qui sont aussi des mères font en sorte de concilier vie professionnelle, vie familiale et vie de couple, en trouvant aussi le temps de s’investir dans le tissu associatif et politique.
La période de crise que nous traversons n’est pas pour aider ni les hommes ni les femmes à poursuivre ce combat paritaire, égalitaire aussi restons vigilantes et vigilants face à ces discours.
N’oublions pas que nous pouvons aussi trouver un quelconque intérêt à la Culture plutôt qu’aux discussions chiffons voici un clin d’oeil pour quelques sorties :
Exposition-Conférences-débats et cinéma :
Et si le XXI ème siècle était féminin ?
Ce samedi 6 mars est organisé une conférence-débat à Clermont, intitulée « Et si le XXI ème siècle était féminin ? » débat animé par Isabelle Rome, Présidente de l’Association Paroles de femmes en Picardie », à 15H30 au Centre Socio-culturel rue Wenceslas Coutellier.
Les Femmes ouvrières : vous pouvez encore découvrir l’exposition : « Séverine et les luttes ouvrières. Combat d’une femme engagée » ; jusqu’au 26 Mars à l’Hôtel du Département , 1 rue Cambry à Beauvais. Exposition de lavis et peintures de Colette Deblé.
Puis vous plonger dans la lecture de l’ouvrage « Séverine, vie et combats d’une frondeuse ». écrit par Evelyne Le Garrec., illustré par Colette Deblé.
En avril :
Sortie du film « Louise Michel, la rebelle »
Avec une exposition intitulée : « les femmes engagées à l’affiche »
Lieu : Cinespace de Beauvais.
Sans oublier la venue de Gisèle Halimi à Beauvais dans le cadre des Grands Entretiens au Théâtre de Beauvais.
Un clin d’oeil au film : « la journée de la Jupe » :
Qui n’a eu qu’une sortie semi-confidentielle dans les salles ; défendue et jouée par Isabelle Adjani, césarisée le week-en dernier pour son interprétation, qui n’oublie pas de saluer le travail des enseignants, ce film soulève de nombreuses questions certes, mais il permet aussi de mettre en exergue des thèmes forts : intégration, violences scolaires, respect, moyens donnés au corps enseignant … Un film au style/au ton dérangeant. Ah ! La casse de l ‘Education nationale !
Ce n’est pas sans avoir à l’esprit la casse entreprise par le gouvernement dans l’éducation nationale. Avec, pour se donner bonne conscience la mise en place d’établissements ressemblant à des cocons irréels : effectifs, programmes, loisirs, voyages…dont les premiers résultats seront dans le panier de racolage pour la prochaine présidentielle !
La jupe, un bout de chiffon, qui devient un emblème de la cause féminine !
Après avoir été reléguée dans les armoires par les premières féministes, imposant le port du pantalon qui fait alors partie des attributs du pouvoir. Ce bout de tissu est devenu le symbole d’une revendication chez certaines féministes ; un acte militant que de la porter comme symbole féminin et non comme marchandise sexuellement disponible , un signe de provocation, ; amenant dans le début des années 2000 des jeunes filles à renoncer à la porter dans l’enceinte des établissements scolaires. Avant de refaire son apparition dans les établissements scolaires, le port de la jupe était alors un prétexte pour poser les jalons d’une discussion sur la sexualité, le respect, la mixité,…
L’historienne Bard Christine, a sorti un ouvrage sur ce vêtement féminin qui tangue entre soumission et émancipation, car n’oublions pas la période des années 60 et la fameuse mini-jupe.
Enfin les messieurs ne sont pas laissés pour compte car certains revendiquent aussi le droit de la porter.
Pour conclure, la vigilance est de rigueur non pas sur la couleur de votre jupe mais bien sur la question des retraites, notamment celle des femmes, nous avons vu récemment une remise en cause des avantages acquis (pause pour l’éducation des enfants).
Avec jupe ou pantalon, mobilisons-nous massivement les 14 et 21 mars prochain, pour envoyer un signal fort au gouvernement !
Nathalie Chapitre,
Déléguée aux Droits des femmes
Section PS de Beauvais
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