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Archive pour août 2008

Afghanistan : Drame

Le Parti socialiste s’associe à la douleur des familles des 10 soldats tués en Afghanistan, apporte tout son soutien à nos compatriotes blessés et exprime sa solidarité avec l’ensemble des militaires français engagés en Afghanistan.

Ce drame rappelle que notre pays est engagé depuis plusieurs années dans ce pays. Cette opération a évolué au fil du temps et ces changements dans la nature même de l’intervention, n’ont pas fait l’objet d’un débat public régulier devant le Parlement. Rappelons qu’il a fallu le dépôt d’une motion de censure au printemps dernier pour que le gouvernement s’explique sur la décision du président de la République d’envoyer 700 soldats français en renfort. Chacun avait pu exposer ses arguments. Le Parti socialiste avait à cette occasion indiqué les risques, souligné les dangers d’une escalade non maîtrisée et souhaité que les buts et les modalités de l’opération soient davantage précisés.

Quels sont les buts de cette guerre ? Combien de forces faudra-t-il pour arriver aux objectifs fixés ? Quel est le bilan de l’action militaire et de la reconstruction engagée depuis 2001 ? Autant de questions qui méritent une réponse rapide. A ce stade, la mission d’information parlementaire demandée par les socialistes devient une nécessité et la convocation des Commissions des Affaires étrangères et de la Défense de l’Assemblée nationale et du Sénat, devient une urgence.

Communiqué de François HOLLANDE,
Premier Secrétaire

Gardons le cap ! Droit dans le mur !

19-08-2008

charb.jpgEn début de semaine, le gouvernement de l’intendant Fillon a fait le coup de la rentrée anticipée et en urgence, histoire de tenter de rattraper les mauvaises nouvelles qui n’ont cessé de tomber ces derniers jours.

Fillon a essayé d’offrir l’image d’un homme calme, pondéré, maîtrisant tous les leviers de l’économie. Bref, le bon père de famille qui veut convaincre son auditoire qu’il gère consciencieusement le budget de la tribu. Avec quelques ministres convoqués pour la circonstance, il a ainsi réaffirmé qu’il allait garder le cap et qu’il excluait tout plan de relance pour soutenir la croissance. Ce qui revient à dire tout simplement que le gouvernement est dans l’attente d’un miracle. Or, compte tenu des baisses d’impôts accordées depuis un an par Nicolas Sarkozy, on sait d’ores et déjà que les recettes de l’Etat pour 2009 accusent 3 milliards d’euros de manque à gagner supplémentaire par rapport à cette année (ce manque à gagner sera très probablement revu à la hausse). Autrement dit, Fillon n’a strictement plus aucune marge de manœuvre. On comprend qu’il en soit réduit à espérer une embellie économique, voire l’intervention de la main invisible si chère à Adam Smith. Sauf que le miracle attendu risque de tarder.

Ralentissement de la croissance : le gouvernement s’obstine à nier ses responsabilités

lagarde.jpgLe Parti socialiste dénonce avec force l’autisme du gouvernement face à la crise économique majeure que traverse la France.

Malgré le net ralentissement de la croissance et de l’emploi (recul de 0,3% du PIB au deuxième trimestre et 12 200 emplois détruits), le Premier ministre vient en effet une nouvelle fois de nier l’existence même d’une crise et de tenter d’échapper à sa responsabilité en se défaussant sur la conjoncture mondiale et sur l’Union européenne.

Pourtant, la France ressort très affaiblie de la politique menée par le gouvernement : les finances publiques sont au plus bas, avec un déficit qui atteint 32,8 milliards d’euros en juin, et les politiques menées ont été incapables de redresser la compétitivité des entreprises, comme le montre le déficit extérieur record du premier semestre (24,9 milliards d’euros).

Comment Sarkozy a effacé 90 ans d’acquis sociaux

Le petit dictateurDurant la dernière nuit de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale, le 23 juillet, les députés de la majorité ont définitivement enterré la définition de la durée du travail des salariés. Contrairement aux apparences, cette mesure ne s’applique pas seulement aux cadres, mais elle pourra bientôt s’imposer à tous les salariés du secteur privé. En adoptant cette loi, la France recule de près de 90 ans. Le 23 avril 1919, le gouvernement “de salut public” dirigé par Clémenceau adopte la journée de 8 heures et la semaine de 48 heures. Une grande avancée pour l’époque.

LA DERNIERE SEANCE

Mercredi 23 juillet 2008, 21 h 30.

La séance est ouverte par Jean-Marie Le Guen, vice-président de l’Assemblée nationale. En une petite heure à peine, les débats sont clos, après que le texte du projet de loi “portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail” est adopté. Il est vrai qu’il revient ici pour une troisième lecture, et tout le monde sait que le débat est clos. Quelques députés socialistes se battent jusqu’au bout, comme Christophe Sirugue, député-maire de Châlon-sur-Saône, qui souligne que la politique du gouvernement Fillon “fait de la flexibilité et de la précarité les fondements du travail dans l’entreprise”. Mais une heure plus tard, le texte est adopté. Il avait recueilli 326 voix contre 222 le 8 juillet dernier. C’est le dernier jour de la session extraordinaire et les députés partent en vacances, le coeur léger et l’âme en paix. C’en est fini de la durée légale du travail.

LE RÔLE DES MEDIAS
Comme souvent, un texte majeur, qui entraînera des modifications importantes dans l’organisation du travail et les rapports sociaux de notre pays, a été adopté en catimini, au milieu de l’été. On en a l’habitude. Les Français, épuisés et soucieux, sont davantage préoccupés par le prix de l’essence et la façon dont ils vont pouvoir payer leurs vacances, que par les lois, la politique et les réformes en cours. Tout le monde est fatigué de ce mouvement perpétuel, par ces mesures auxquelles on ne comprend plus rien. Des sondages en pagaille, qui se contredisent, ils ne retiennent que ce que le journal de 20 heures veut bien leur dire. “Travailler plus pour gagner plus”, c’est le seul message audible. Le désespoir règne partout, et tout le monde cherche à fuir cette réalité si sombre, à la recherche d’un peu de soleil. La rentrée sera rude.

TIBET • La France boude le dalaï-lama

le-dalai-lama.jpgLe chef temporel et spirituel tibétain se trouve en France pour une visite de douze jours, mais les autorités françaises font de leur mieux pour que cette présence passe inaperçue. Le Soir de Bruxelles regrette que Paris ait cédé à la pression chinoise.

La visite est hautement symbolique, mais elle prend un tour presque clandestin. Le dalaï-lama est arrivé lundi 11 août en France pour une visite de douze jours, dont le temps fort est un rendez-vous manqué : le chef temporel et spirituel tibétain ne rencontrera pas le président français – afin d’épargner les susceptibilités de Pékin pendant les Jeux olympiques. Leur rencontre a donc été “reportée” mais aura lieu “avant la fin de l’année”.

Géorgie-Ossétie du sud

carte_georgie.jpgLe Parti socialiste est préoccupé de l’évolution de la situation dans le Sud du Caucase. Il demande un cessez-le-feu immédiat entre les belligérants.

Il soutient les efforts de tous ceux (États, organisations internationales ou personnalités), qui contribuent pratiquement à faire baisser la tension et à amorcer les bases d’un dialogue entre les forces adverses.

Le Parti socialiste souligne l’importance particulière dans un tel conflit de l’OSCE, organisation régionale spécifiquement chargée de la sécurité et de la coopération et de l’Union européenne. Il juge positives les démarches entreprises dans ce cadre par les présidences finlandaise et française.

Offre « raisonnable » d’emploi : de pire en pire !

Le blog de l'île de RéVoici le type d’offre « raisonnable » que l’ANPE du Val d’Oise propose — pardon, peut désormais imposer contre sanction — aux demandeurs d’emploi concernés, en toute illégalité.
Amis chômeurs, il va falloir être vigilants et apprendre à vous battre !

Numéro d’offre 651155N Offre actualisée le 31/07/08
INSTITUTEUR/INSTITUTRICE H/F (Code Métier ROME 22111)

AU SEIN D’UNE ÉCOLE PRIVÉE, VOUS ASSUREZ LES COURS D’UNE CLASSE DE CM2.

Lieu de travail : 95 – SARCELLES
Type de contrat : CONTRAT A DUREE DÉTERMINEE DE 6 MOIS Nature d’offre : CONTRAT ACCOMPAGN. EMPLOI (CAE)
Expérience : SOUHAITÉE DE 1 A 2 ANS

Formation et connaissances : DIPL. NIV. BAC+3 EXIGÉ
Qualification : Employé qualifié
Salaire indicatif : HORAIRE 8,71 Euros

Durée hebdomadaire de travail : 20H00 HEBDO

Taille de l’entreprise : 20 A 49 SALARIÉS
Secteur d’activité : FORMATION CONTINUE D’ADULTES ( ?????)

Un(e) instituteur/trice de CM2 en contrat aidé, Bac+3 payé(e) au Smic : là, on touche carrément le fond !!!

Incapable de fournir de vraies offres à tous les chômeurs en qualité comme en quantité, pressée par une politique d’objectifs de plus en plus insensée, l’ANPE ferme les yeux et devient… un vrai dépotoir.

Brice Hortefeux s’en prend aux soutiens des sans-papiers

sarkozy-immigration.jpgLes associations de soutien aux sans-papiers se sentent désormais dans la ligne de mire du gouvernement et de la majorité parlementaire. Avec l’annonce du dépôt d’une plainte contre SOS soutien aux sans-papiers, accusée d’avoir incité à la révolte des immigrés placés au centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), le gouvernement a franchi une étape dans le durcissement de ses rapports avec les collectifs mobilisés contre la politique gouvernementale.

Le ministre de l’immigration et de l’identité nationale, Brice Hortefeux, a interrompu ses vacances, mardi 5août, et présidé une courte réunion avec des hauts responsables des ministères de l’intérieur et de l’immigration pour faire le point sur les incidents du Mesnil-Amelot, samedi 2 août, au cours desquels trois matelas avaient été incendiés par des retenus en attente d’expulsion alors que se déroulait, à l’extérieur, une manifestation de SOS soutien aux sans-papiers.

Devant les journalistes, le ministre a dénoncé les « agissements » de l’association, proche du mouvement autonome, qu’il a qualifiée de « groupuscule » et dont les membres sont, à ses yeux, des « agitateurs » et des « provocateurs ». Le ministre a confirmé le dépôt d’une plainte contre le collectif et demandé l’interdiction de manifester, samedi 9août, devant le CRA du Mesnil-Amelot.

Crise en Ossétie du sud : Communiqué du secrétariat international

Le Parti socialiste (PS) s’inquiète du regain de tension entre la Géorgie et l’Ossétie du Sud. Le PS juge aventureuse l’intervention militaire géorgienne dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 août 2008. Elle ne peut que contribuer à détériorer les relations entre la Géorgie et ses États voisins.

Le Président géorgien Saakachvili ne peut compter résoudre les difficultés internes à la Géorgie par des opérations militaires dangereuses.

Le PS demande aux autorités russes d’éviter une surenchère déplacée et de contribuer activement à une solution pacifique et négociée.

Le Parti socialiste souhaite que les autorités géorgiennes et les responsables de l’Ossétie du Sud retrouvent le chemin de la discussion. Il demande à l’OSCE d’apporter son concours et à s’entremettre pour faciliter la reprise de contacts entre les protagonistes.

L’INSEE détruit le mythe sarkoziste de la France « pays de fainéants »

Après son enquête sur les niveaux de vie en France métropolitaine en 2006, l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) vient de dévoiler les résultats de son «Enquête Emploi 2007» réalisée auprès d’un échantillon de 72.000 personnes de 15 ans et plus.

Il s’agit en quelque sorte d’une photographie du marché du travail dans notre pays. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle démonte totalement les discours mensongers dont l’UMP abreuve quotidiennement les Français depuis plus d’une dizaine d’années.

L’un des enseignements les plus remarquables de cette enquête concerne la durée du temps de travail. L’enquête révèle en effet ce que quelques analystes courageux et certaines organisations internationales (ex : l’Organisation internationale du Travail (OIT), ou encore la « très gauchiste » Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE)) avaient mis en exergue depuis longtemps, à savoir que la France n’est absolument pas le pays de fainéants et d’assistés que la Droite se plaît à fustiger obsessionnellement. La durée moyenne de travail hebdomadaire des salariés à temps plein est de 41 heures. Un chiffre demeuré stable depuis cinq ans !

Quand Nicolas envoie Carla

sarkozy-et-carla-bruni.jpgdalai-lama.jpgLe Parti socialiste (PS) regrette la décision du Président de la République Nicolas Sarkozy de ne pas rencontrer personnellement le Dalaï Lama. Sans inférer dans les affaires intérieures chinoises, les autorités françaises doivent veiller à garder la pleine maîtrise de leur agenda en résistant aux pressions externes et à s’informer librement auprès de qui elles jugent utiles.

Le PS réaffirme son attachement au dialogue direct entre les autorités chinoises et le gouvernement tibétain en exil. Il comprend l’émotion des ONGs et associations qui, partout dans le monde, souhaitent pour le Tibet une solution négociée et durable, respectueuse des droits de l’homme et des minorités.

Le PS constate que Nicolas Sarkozy, contrairement à ses engagements antérieurs, a finalement fait le choix de se rendre en Chine pour assister aux cérémonies d’ouverture des Jeux Olympiques, comme Président de la République française et Président en exercice du Conseil européen. Pour le Parti socialiste, cette décision est l’expression d’une politique étrangère conduite au jour le jour, sans cohérence ni vision de moyen terme pour notre pays et l’Union européenne.

Rigueur budgétaire : le gouvernement pille les fonds sociaux

Le blog de l'Ile de Ré Le gouvernement, qui veut stabiliser ses dépenses sans donner l’impression de restreindre la politique sociale, fait de plus en plus appel aux fonds gérés par le patronat et les syndicats (logement, assurance-chômage, formation, etc…) pour compenser les coupes budgétaires.

En 2007, il avait collecté 600 millions d’euros auprès de l’Unedic pour pouvoir afficher une stabilisation du budget de l’emploi. Début 2008, il avait mis à contribution les fonds de la formation à hauteur de 200 millions d’euros. L’élaboration du budget 2009, qui doit donner lieu à une contraction de 5% des crédits en faveur de l’emploi et du travail et de 6,9% de ceux bénéficiant à la ville et au logement, est source de nouveaux sujets de friction entre l’Etat et les partenaires sociaux. Etat des lieux.

1% Logement. Le 23 juillet, le gouvernement a demandé aux partenaires sociaux en charge du 1% d’apporter une contribution supplémentaire de 1 milliard d’euros à sa politique en faveur du logement. (…) «Ce n’est pas l’objectif du 1% Logement que d’apporter des euros au budget de l’Etat», a rétorqué Jérôme Bédier, négociateur pour le Medef. C’est pourtant bien la volonté du gouvernement qui a également annoncé son intention de fixer, par la loi, après simple avis des partenaires sociaux, l’usage qui serait fait des fonds collectés auprès des entreprises (1,5 milliard d’euros par an).

Formation. Pour les partenaires sociaux, le document d’orientation qui leur a été transmis vendredi dernier sur la réforme de la formation professionnelle ne laisse guère de doute quant aux intentions de l’Etat : «Le gouvernement nous dit assez clairement qu’il n’a plus d’argent et que c’est à nous de financer une partie des politiques de l’emploi», prévient Stéphane Lardy (FO). L’Etat, qui assure la formation d’une partie des demandeurs d’emploi par une contribution au budget de l’ANPE, souhaite ainsi mutualiser cet effort en demandant une participation croissante des entreprises. Le projet sera discuté lors de la négociation sur la formation professionnelle, à partir de septembre. Le budget de l’AFPA (formation des adultes) devrait également être réduit.

Retraites. Mardi, le Premier ministre François Fillon a annoncé son intention de relever les cotisations retraite de 0,3 point en 2009 et de 1 point d’ici à 2011. Pour ne pas alourdir le coût du travail, il demande aux partenaires sociaux de réduire d’autant le niveau des cotisations chômage. Les partenaires sociaux en discuteront à l’automne, à l’occasion du renouvellement de la convention Unedic.

(Source : Les Echos)

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